-
"Les aliments précis qui agrémentent la table juive donnent à chaque juif l'occasion de revivre son histoire et ses valeurs traditionnelles en les intégrant à son quotidien à la fois par le rite et par le corps. L'aliment est élevé au rang de symbole...rappelant sans cesse, repas après reps, le devoir de nourrir son âme."
Josselyne-Rebecca CHOURRY-BENVELICA, d'origine française, elle est conférencière et oeuvre pour la transmission et la connaissance du Judaïsme. Ce livre décrit les symboles culinaires et rituels de chaque fête juive. En outre, il ouvre une reflexion sur la notion de pardon et inclut un chapitre intitulé "Le Golem et le Maharal"- Publié par In Libro Veritas EN 2010 6
ISBN : 978-2-35209-276-6 / Achat en ligne : www.ilv-edition.com / rubrique catalogue / esotérisme-spiritualité
aucun commentaire
-
"En vrai miroir de l'âme, la langue hébraïque a gardé intact, repliée en ses lettres, le sens caché des mots. Dévoilé ici par une méthode d'inspiration kabbalistique, ce sens offre une pensée surprenante de clarté"
Irit SLOMKA-SAGUY, d'origine israélienne, est professeur d'hébreu. Ce livre est le fruit d'un long travail pédagogique, d'une formation de psychologie et d'un attachement à la tradition juive.
aucun commentaire
-
Qu'est ce que l'énergie ? - C'est une suite de vibrations incessantes de particules de lumière invisible.
VaYoMeR 'eLoHiM YeHi 'oR VaYeHi 'oR qui signifie en traduction littérale : "Et 'eLoHiM dit soit lumière et lumière fut" (Genèse 1/3)
En hébreu moderne, on a créé le mot 'eNeRGUiYaH "énergie". Tout est énergie, même la pensée. Mais cette pensée n'est pas confuse, elle doit avoir un sens, une orientation, une direction (SHaM en hébreu). Celui qui sait orienter ses pensées dans la juste direction, sur la voie de l'harmonie, utilise l'art de la KaVaNaH (dont la racine signifie "diriger", "orienter"). Aujourdh'ui, la science des particules,l'étude des cellules, la bioherméneutique admettent le fait que nous puissions modifier les vibrations de notre corps par la force de nos pensées dans un sens positif ou négatif.
"Mon asthme, mon eczéma, ma dépression, nos maladies quelles qu'elles soient ; un mécanisme parfait ! Mais si c'est une réponse, alors comme diraient les grands kabbalistes, qui pose la question ?" (Gérard Athias - Racines familiales de la "mal a dit")
Pour conceptualiser le processus de la Création, les qabbalistes l'ont schématisé par l'Arbre de Vie ou Arbre séphirotique. Ainsi, à partir du FIAT LUX (Que la lumière soit !), la Lumière envahit la Création au fur et à mesure qu'elle pénètre dans la densité à travers les dix réceptacles que sont les SePHiRoTH. De même, les qabbalistes disent que la vibration intérieure de l'homme correspond à dix rythmes ou dix pouls. En fait, les 10 SePHiRoTH sont à la fois des capteurs et des transformateurs d'énergie. On retrouve un déploiement identique d'énergie à travers les lettres hébraïques et leurs nombres correspondants. Ainsi, il y a dix psaumes de David (à lire en hébreu dans l'ordre suivant : 16, 32, 41, 42, 59, 77, 90, 105, 137, 150) qui sont construits sur les dix pouls de l'homme (et joués par David sur une harpe à dix cordes) que Rabbi Nahman qualifiaient de "psaumes de réharmonisation générale de toutes les vibrations vitales". On trouve ainsi d'autres combinaisons de lecture des psaumes utilisées par les qabbalistes. Notons que les psaumes 111 et 112 sont composés de versets commençant par une lettre de l'alphabet exactement à sa place chronologique. Quant au psaume 119 consacré à l'éloge de la Loi divine, il a pour acrostiches chaque lettre de l'alphabet répétée huit fois de suite. On conçoit donc la richesse énergétique de ses psaumes. Les premiers qabbalistes parlaient du "royaume sacré du corps" et pour cela ils ont développé des techniques de "paix intérieure" avec postures, respirations profondes et mots répétitifs ; techniques éléborées que l'on trouve dans d'autres cultures sous d'autres formes, tels que le yoga et les mantras.
"Fortifie ton corps avant de fortifier ton âme"
(Rabbi Nahman)
Créé à "l'image" de Son Créateur, 'aDaM (aleph/daleth/mem) qui signifie "homme" apparait à la 26ième phrase du premier chapitre de la Genèse. Or, 26 c'est la valeur du Tétragramme YOD HE VAV HE
Il se trouve que le nombre 26 est prédominant dans l'architecture du corps humain * :
- Chaque pied a 14 phalanges + 5 métatarsiens + 7 os du tarse = 26
- Chaque main a 14 phalanges + 5 métacarpiens + 7 os du tarse = 26
- La mâchoire contient 20 dents "de lait" puis 31 dents définitives (comme les 32 sentiers de la Sagesse) soit 32 + 20 = 52 : 2 = 26
- Le thorax est composé de 2 clavicules (clefs) + 24 côtes = 26
- La colonne vertébrale comprend 7 cervicales + 12 dorsales + 5 lombaires + 1 sacrum + 1 coccyx = 26
* Voir : "L'Alphabet du corps humain" de Jean-Pierre GUILIANI (Arkhana Vox 1997)
1 commentaire
-
En hébreu, le verbe "enseigner" se dit LaMod (lamed/mem/daleth) et de ce verbe dérivent les mots THaLMiD "disciple, élève" et MeLaMeD "maître"
Ainsi, le Talmud se réfère à la notion d'enseignement. C'est Yoshouah ben Gamla (le Charlemagne juif en quelque sorte) qui imposa des écoles dans toutes les villes et quartiers aux frais des communes mais octroyait le droit de changer d'école pour permettre la stimulation des enfants en fréquentant une école de plus grande qualité. Les normes étaient les suivantes :
- 1 professeur pour 25 élèves (5 minimum)
- 1 professeur + 1 assistant pour 40 élèves
- 2 professeurs pour 50 élèves
Lorsqu'on trouve un meilleur professeur, doit-on licencier l'ancien ? - Non, on garde les deux pour stimuler le moins bon.
Entre un érudit et un pédagogue, lequel choisit-on ? - Généralement le pédagogue car il sera plus précis.
En effet, la précision est très importante dans un enseignement car les sages ont à l'esprit l'histoire de Joab. Joab combattit les Iduméens et tua tous les hommes. Pourquoi lui demanda David ? - A cause de l'enseignement de son maître qui avait confondu ZaKHaR qui signifie "mâle"et ZaKHoR qui signifie "souvenir". Il fallait lire que l'on doit extirper le souvenir et non le mâle. Voici donc une erreur lourde de conséquences.
Cette histoire a aussi une visée enseignante, soulignant que l'application d'un texte au pied de la lettre peut engendrer des conséquences tragiques et qu'il faut donc discerner l'esprit qui accompagne la lettre. La suite de l'histoire a deux versions. On dit que Joab alla trouver son maître et voulut le tuer :
- Dans la première version, il le tue.
- Dans la seconde version et en vertu du Deutéronome 27/18 "Maudit celui qui égare l'aveugle en son chemin" 'aRouR MaSHNeH heVeR BaDaReKH. Joab veut tuer son maître mais celui-ci lui répond "Ne me tue pas, il suffit que je sois maudit"
74 est la valeur de LaMoD "enseigner" mais aussi celle de haD "proie, butin". On peut en déduire qu'un THaLMiD "élève" ne doit pas être la proie d'un mauvais enseignement.
Valeur 484 de THaLMiD "élève" - 410 de SHeMah "écoute" = 74 LaMeD "enseigner"
L'écoute ne suffit pas, encore faut-il la précision de l'enseignement du maître pour guider l'élève dans le questionnement. Le judaisme n'apprécie pas ces "aveugles de l'esprit" que sont les ignorants. D'ailleurs, la valeur 276 de heVeR, c'est aussi la valeur de la phrase extraite du récit d'Esther 5/4 :
YaVo' HaMeLeKH VeHaMaN HaYoM "Que le roi et Haman assistent aujourdh'ui"
Or, le divin est toujours présent et HaSHeM est présent jusque dans l'écriture de cette phrase avec les lettres YOD HE VAV HE (Nom imprononçable)
Mais n'y a-t-il pas pire "aveugle" que celui qui ne veut pas voir !
17/12/2010
aucun commentaire
-
Par almony dans Chroniques le 18 Décembre 2010 à 15:00
Traditionnellement, le domaine des études juives exprime des considérations essentiellement cérébrales, et l'expression du corps (excepté sur des sujets précis tels que la circoncision, la nidah) reste minimisé. Cette restriction du texte talmudique n'a cependant pas exonérée la réflexion. En tant que médecin, Maïmonide (1135-1204) n'a pu manquer de se pencher sur l'étude corporelle mais il faudra attendre le 20ième siècle de l'Ere commune pour faire entrer le corps au sein des préoccupations du judaïsme. Le développement de disciplines telle que l'anthropologie mais surtout le domaine médical avec la contraception, la procréation assistée, l'avortement ont fait repenser le corps dans toutes ses fonctionnalités, et le corps de la femme en particulier.
Qu'en était-il jusque là ? - En hébreu, le corps se dit GouPH et ce mot est étrangement absent de la THoRaH, excepté sous sa forme féminine (tiens !) GouPHaH qui signifie "corps mort, cadavre" (tiens ! tiens !) et au pluriel GouPHoTH dans le premier livre des Chroniques au chapitre 10, versets 12 à 14 concernant le dernier combat du roi Saül et sa mort avec celle de ses fils. Mais le fait que le mot "corps" n'apparaisse pas une seule fois dans le texte biblique, fait-il du corps un tabou pour le Judaïsme ? - Certes non, lorsqu'on sait qu'à chaque fois qu'il y a un apax, inversion ou absence d'un mot, cette caractéristique est là pour nous interpeller.
Dans un univers d'étude majoritairement masculin, le sujet du corps n'était jamais dissocié de la religion et de ses contingences. Le corps n'était pas ignoré sur le plan de l'hygiène et du couple mais il relevait de l'intime. Le 20ième et le 21ième siècle avec l'émancipation de la femme, l'assimilation des juifs, la mixité religieuse, les progrès de la médecine, a suscité des interrogations d'ordre éthique et une remise en question des conventions traditionnelles.
Le non dit du corps n'impliquerait-il pas le refus d'un posssible enfermement au stade physique qui érigerait le corps en idole ? - Le judaïsme d'aujourdh'ui revisite ouvertement le corps mais ne cesse de le situer en tant que support de l'âme. C'est peut-être ce que l'absence du mot GouPH voulait nous suggérer ; que le corps a besoin des ailes de la pensée pour garder sa vocation humaniste et spirituelle.
Le corps de la femme longtemps restreint à la maternité et au foyer est aujourdh'hui placardé, affiché, adulé, dénudé...mais le silence de la THoRaH ne serait-il pas garant de son respect et de sa dignité ? Le corps objet de désir gagne-t-il à s'afficher comme prémices à toutes les libertés ?
La femme juive moderne a aussi revendiqué la jouissance de son corps, la liberté d'enfanter et d'avoir une vie sociale. Le fait que le judaïsme a toujours su au fil de son histoire puiser au sein de sa structure traditionnelle en laissant le questionnement toujours ouvert, permet au corps d'être repensé non comme objet mais comme sujet. Alors, le corps devenant non plus objet, mais sujet de désir, prend dans le judaïsme de ce siècle, de nouvelles lettres de noblesse.
En associant le corporel à la gestuelle de la prière, le croyant l'inscrivait à l'aune du divin. Pour la femme plus encore que pour l'homme, le corps est signifiant de vie, et gageons que la femme juive aura à coeur d'utiliser à bon escient l'adage "un esprit sain dans un corps sain" *
22/05/2010
* Mens sana in corpore sano est une citation extraite des Satires (la dixième) de Juvénal. On la traduit ainsi : "Un esprit sain dans un corps sain". Cependant, ces mots ont été détournés de leur sens premier. En effet, le poète voulait dire que l'homme, s'il est vraiment sage, ne doit demander que la santé de l'âme avec celle du corps. "Orandum est, ut sit mens sana in corpore sano" (cf http://ugo.bratelli.free.fr/Juvenal/Sat10.htm) "Il faut prier afin d'obtenir un esprit sain dans un corps sain" est la citation complète.
1 commentaire
Suivre le flux RSS des articles
Suivre le flux RSS des commentaires


